Machine learning : une percée pour l’étude des pouponnières d’étoiles
L’intelligence artificielle peut rendre visible des phénomènes astrophysiques jusqu’ici inaccessibles. C’est ce qu’ont prouvé des scientifiques du CNRS, de l’IRAM, de l’Observatoire de Paris-PSL, et des écoles Centrale Marseille et Centrale Lille rassemblés au sein du programme ORION-B
Contribution du Laboratoire de physique de l'ENS (LPENS, CNRS/ENS-PSL/Sorbonne Université/Université de Paris)
Le LPENS a contribué aux observations avec le radiotéléscope de 30m de l'IRAM à Pico Veleta, et au calcul de la précision maximale accessible sur la température, la densité, la vitesse moyenne et la dispersion de vitesse du gaz moléculaire déterminées à partir des raies d'émission observées. Ce calcul se fonde sur deux principes :
- Un modèle de l'émission : la combinaison de ces différents paramètres physiques pour former une raie d'émission, caractérisée par son intensité, sa fréquence, et sa forme. Ce sont les observables.
- Une méthode statistique : la borne de Cramer-Rao donne une précision maximale sur ces paramètres, étant données les observables et leurs incertitudes.