Concours i-Lab, i-PhD et i-Nov 2022 : les lauréats de la circonscription Paris-Centre

Innovation Distinction

Décliné en 3 volets (i-Lab, i-PhD et i-Nov), le Concours d'innovation de l'Etat récompense depuis 1999 des chercheurs et entrepreneurs pour la création et le développement d'entreprises innovantes, à fort contenu technologique, et favorisant les transitions écologique, énergétique ou alimentaire, ainsi que la décarbonation de notre économie. Sous le signe de l’accélération pour asseoir la souveraineté de la France, le Gouvernement a félicité et mis en lumière lundi 4 juillet lors de la cérémonie de remise des prix, les 241 lauréats de l’édition 2022.

15 projets issus de laboratoires de recherche de la circonscription Paris-Centre ont été primés sur cette édition.

Concours i-PhD : 3 projets à Paris-Centre

Le volet i-PhD, lancé en 2019 par le Gouvernement en partenariat avec Bpifrance, et s’adressant aux jeunes chercheurs, se situe en amont du continuum du concours. Il vise à valoriser leurs travaux pour créer ou co-créer des startups en rupture technologique, en lien avec les structures de transfert de technologie et les laboratoires de recherche publique.

Parmi les 36 lauréats 2022 :

Samuel Hidalgo Caballero, Grand prix pour son projet MIMECODR – laboratoire Gulliver (CNRS/ESPCI Paris PSL Université)
Les matériaux qui absorbent les rayonnements électromagnétiques sont essentiels pour le bon fonctionnement des réseaux de télécommunications et le blindage électromagnétique. Mais il n'existe pas aujourd’hui de solutions industrielles satisfaisantes pour les fréquences de prochaine génération. Le projet MimeCodr développe une solution technologique innovante pour se positionner sur ce marché stratégique dans la prochaine décennie.

Thomas Tiennot, Grand prix pour son projet SONOMIND – laboratoire Physique pour la médecine Paris (CNRS/Inserm/ ESPCI Paris PSL Université)
Près de 30% des patients atteints de dépression sévère sont résistants aux médicaments et nécessitent des méthodes de stimulation cérébrale, aujourd’hui partiellement efficaces ou hautement invasives. La solution SonoMind propose une nouvelle méthode de stimulation cérébrale basée sur l’émission d’ultrasons focalisés. D’une précision millimétrique, entièrement non-invasive et protégée par un brevet, cette méthode permettra la stimulation des structures profondes du cerveau impliquées dans la dépression. Un premier prototype a été construit et son utilisation chez des patients dépressifs résistants aux médicaments est en cours d'autorisation par les agences de santé françaises.

Alan Rodrigo Diaz Rizo, pour son projet SyncLock – laboratoire LIP6 (CNRS /Sorbonne Université)
La globalisation et la sous-traitance de la fabrication des semi-conducteurs ont conduit à un grand nombre d’utilisations non autorisées de la propriété intellectuelle (PI) des circuits intégrés. Aujourd’hui, le piratage de la PI est considéré comme l’une des principales menaces pour la sécurité du matériel et la souveraineté numérique européenne. SyncLock est une technologie innovante, unique et brevetée pour protéger la PI des émetteurs-récepteurs radio fréquence et sécuriser la chaîne d’approvisionnement des puces de communication sans fil.

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Concours i-Lab : 5 projets à Paris-Centre

Le volet i-Lab du concours valorise les résultats de la recherche publique à travers la création d’entreprises de technologies innovantes. Organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec Bpifrance, il finance les meilleurs projets de recherche et de développement pour la finalisation du produit, procédé ou service technologique innovant, grâce à une aide financière importante (jusqu’à 600K€ par projet, pour un budget de 26 M€ au total) et un accompagnement adapté.

Parmi les 78 lauréats 2022 :

WeLinQ – Grand-Prix, Laboratoire Kastler Brossel (CNRS/ École normale supérieure/Sorbonne Université/Collège de France)
Le calcul quantique permet de traiter efficacement des problèmes éminemment complexes, comme la découverte de nouvelles molécules, que les supercalculateurs conventionnels n’ont pas capacité à résoudre. Problème : les processeurs quantiques sont limités en taille, c’est-à-dire en nombre de qubits, de sorte qu’un unique processeur quantique actuel ne peut pas fournir à lui seul un avantage calculatoire pour des enjeux industriels. Une stratégie pour résoudre ce problème consiste à interconnecter ces processeurs quantiques pour augmenter leurs capacités de calcul. WeLinQ développe des mémoires quantiques nécessaires à la synchronisation des signaux issus de différents processeurs pour les faire fonctionner en parallèle, permettant ainsi au calcul quantique de délivrer ses promesses. Elle a obtenu en laboratoire le record du monde des mémoires quantiques en utilisant une technologie basée sur des atomes refroidis par laser. La startup vise à produire son premier produit de mémoire quantique hautes performances qui soit intégré, transportable, et déployable dans des centres de calcul quantique dans le but de réaliser les premières preuves de concept d’interconnexion de processeurs chez des fournisseurs de calcul quantique. En cours de création, elle a été accompagnée par le programme Rise du CNRS.

Emglev Therapeutics – laboratoire Biologie cellulaire et cancer (UGBD) (CNRS/Institut Curie)
Alors que l’utilisation d’anticorps pour l’immunothérapie révolutionne depuis plusieurs années les stratégies thérapeutiques pour le traitement de nombreuses pathologies incluant les cancers, les tumeurs solides, qui représentent 90 % des nouveaux diagnostiques, restent pour la majorité d’entre elles insensibles à cette approche du fait de limitations liées aux anticorps utilisés (difficulté à pénétrer le tissu tumoral, immunogénicité, taille des anticorps…). Le projet Emglev Therapeutics repose sur l’exploitation de technologies propriétaires permettant la sélection d'anticorps synthétiques de nouvelle génération pour le développement d’immunothérapies innovantes appliquées à ces tumeurs solides et également aux maladies inflammatoires et infectieuses.

SharpEye – Institut de la vision (CNRS/Inserm/Sorbonne Université)
Le diagnostic des maladies de l’œil repose très largement sur les nouvelles technologies d’imagerie optique non invasives. La lutte contre les maladies telles que le glaucome et la dégénérescence maculaire ainsi que les maladies non oculaires affectant les vaisseaux telles que le diabète dépend de l'amélioration des outils de diagnostic et de suivi qui présentent aujourd’hui des limites. Le dispositif Cell-OCT développé SharpEye, actuellement en essai clinique, apporte une réponse en termes de performances supérieures. Il permet d’observer les cellules de la cornée et de la rétine en 3D avec une précision inégalée. Ses avantages par rapport à ses concurrents incluent la meilleure résolution, le fonctionnement sans contact pour le confort du patient, une acquisition rapide et relativement un faible coût. La commercialisation du produit est prévue en 2025.

Resolve Stroke – Laboratoire d’imagerie biomédicale (CNRS/Sorbonne Université/Inserm)
Chaque année, 15 millions de personnes sont victimes d’AVC. Cela représente la troisième cause de mortalité et la première cause de handicap dans le monde. Bien que des traitements efficaces existent, les patients en sont trop souvent privés faute de temps. Pour Resolve Stroke, l’objectif est simple, faire gagner 30 minutes sur la prise en charge initiale et ainsi préserver jusqu’à 10 ans d’espérance de vie en bonne santé et sauver des vies. Pour cela, elle propose un dispositif d’imagerie cérébrale ultra compact facilement embarqué dans les ambulances pour toute intervention lors de laquelle un AVC est suspecté. Cet appareil permet de réaliser l’imagerie directement dans l’ambulance ou au chevet du patient, et de déclencher si possible un traitement avant même le retour vers l’hôpital. Les premiers essais chez l’Homme doivent commencer au cours de l’année 2023. Resolve Stroke a été accompagnée par le programme Rise du CNRS.

HawAI.tech – Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (CNRS/Sorbonne Université), Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies (CNRS/Université Paris-Saclay), Sciences pour la Conception, l'Optimisation et la Production de Grenoble (CNRS/Université Grenoble Alpes)
Aujourd'hui, une troisième vague d'IA est nécessaire pour concilier apprentissage et expertise tout en s'attaquant à l'explosion des données. Alors que l’IA d’aujourd’hui est dominée par l’utilisation sur-intensive des modèles appris purement sur des données, cette nouvelle forme d’IA ajoute à l’apprentissage le raisonnement humain et leurs connaissances expertes. Elle est explicable, responsable et frugale. La prise de décision, le diagnostic, la prédiction, la reconnaissance ou encore l’analyse de risques sont autant de champs applicatifs en interaction avec le monde réel et qui expriment le besoin d’une IA robuste et de confiance. HawAI.tech (Hardware for AI) déploie des architectures de calcul rendant l’utilisation des modèles probabilistes possible et proposant des systèmes de calcul cent fois plus performants qui seront un élément clé de cette troisième vague d'IA. La start-up a été accompagnée par le programme Rise du CNRS. https://hawai.tech/

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Concours i-Nov : 7 projets à Paris-Centre

Le volet i-Nov soutient des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française portés par des start-ups et des PME, afin de favoriser l’émergence d’entreprises leaders pouvant prétendre à une envergure mondiale. Il permet de cofinancer des projets de recherche, développement et innovation, dont les coûts totaux se situent entre 1 et 5 millions d’euros, et de contribuer à l’accélération du développement et de la mise sur le marché de solutions innovantes, à fort contenu technologique. Co-piloté par le ministère de la Transition écologique et le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et opéré par Bpifrance en collaboration avec l’ADEME, ce concours mobilise jusqu’à 80 M€ par an de France 2030 autour de thématiques comme la révolution numérique, la transition écologique et énergétique, la santé, la sécurité, etc.

Parmi les 127 lauréats des vagues 7 et 8 :

AGenT – Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (CNRS/Inserm/Sorbonne Université)
AGenT développe le premier diagnostic sanguin permettant de détecter les patients atteints de la maladie d'Alzheimer à un stade très précoce, jusqu'à 20 ans avant l'apparition de symptômes irréversibles. https://www.agent-biotech.com/

Avatar Medical – Laboratoire Physico-Chimie Curie (CNRS/Institut Curie/Sorbonne Université)
Avatar Medical crée des avatars de patients pour aider les chirurgiens à préparer leurs interventions. Grâce à leur technologie, ces représentations 3D interactives de patients sont instantanément créées à partir d'images médicales standard dans un contexte immersif de réalité virtuelle. https://avatarmedical.ai/

CryptoNext – LIP6 (CNRS /Sorbonne Université)
CryptoNext travaille sur une technologie de chiffrement des données résistante à la puissante informatique quantique de demain. Incubée par Thales à Station F, elle a bénéficié du soutien du fonds Quantonation.

Qubit Pharmaceuticals – Laboratoire de chimie théorique (CNRS/Sorbonne Université) et de l'Institut parisien de chimie physique et théorique (CNRS/Sorbonne Université)
Afin de soutenir les entreprises biopharmaceutiques dans leur recherche et leur développement, Qubit Pharmaceuticals développe un nouveau laboratoire de découverte de médicaments in silico, ATLAS, basé sur les dernières avancées en matière de physique quantique, de calcul haute performance et d'informatique en nuage. Qubit Pharmaceuticals a été accompagnée par le programme Rise du CNRS. https://qubit-pharmaceuticals.com/

Seamless Waves – Laboratoire d'informatique de Sorbonne Université (CNRS /Sorbonne Université)
Seamless Waves est une société spécialisée dans la conception et la mise en œuvre d'émetteurs-récepteurs RF reconfigurables, notamment pour les communications sans fil dédiées à la 5G et à l’internet des objets connectés (Internet of Things). Capables de balayer le spectre de fréquences, d'identifier la bande de fréquences la moins occupée, puis d'établir une communication en utilisant la norme sans fil adaptée à cette bande, ces émetteurs-récepteurs ont une consommation d'énergie faible, adaptée aux appareils portables.

Actronika – Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (CNRS/Sorbonne Université)
Actronika a développé des technologies haptiques qui permettent une intégration transparente du retour tactile dans les interfaces homme-machine. Les technologies d'Actronika peuvent être intégrées dans une multitude d'appareils, tels que les smartphones pour améliorer l'expérience utilisateur, les écrans tactiles des véhicules pour limiter les distractions au volant, les manettes de jeu pour améliorer l'immersion, etc. ​​https://www.actronika.com/

Cardiawave – Institut Langevin (CNRS/ESPCI)
Cardiawave a développé un dispositif médical de thérapie par ultrasons non invasif (NIUT) pour le traitement de la sténose aortique calcifiante (CAS), un dispositif expérimental. Le CAS est la valvulopathie cardiaque la plus répandue chez l'adulte et l'une des causes les plus fréquentes de mortalité cardiovasculaire dans le monde. http://cardiawave.com/

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vague 7 / vague 8

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