Concours i-Lab 2020 : six projets lauréats pour la circonscription Paris-Centre

Innovation

Pour cette 22e édition du concours national i-Lab, le CNRS s'impose une nouvelle fois avec 30 projets directement liés aux laboratoires de l'établissement. Le CNRS comptabilise six projets lauréats pour la circoncription Paris-Centre !

Qu’est-ce qu’i-Lab ?

Le concours d'innovation i-Lab est né de la volonté du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation d’encourager l’esprit d’entreprendre, de renforcer le soutien à la création d’entreprises technologiques innovantes et de mieux accompagner le développement des start-up deep tech. L’opérateur mandaté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est Bpifrance Financement.

Consulter les 30 projets lauréats provenant du CNRS

Pharmacie et biotechnologies

 

  • Projet Aqemia pour générer plus vite de meilleurs candidats médicaments grâce à la combinaison de l'intelligence artificielle et de mécanique statistique inspirée du quantique
    Porté par Maximilien Levesque, chargé de recherche CNRS
    Spin-off de l'École normale supérieure - PSL, co-fondée par Maximilien Levesque et Emmanuelle Martiano, Aqemia invente rapidement des molécules candidates médicaments, plus innovantes et avec de plus fortes chances de succès. Comment ? De la même manière qu'une IA apprend à jouer aux échecs, l'IA générative d'Aqemia apprend à proposer des molécules pertinentes grâce à ses algorithmes qui prédisent, entre autres propriétés, l'affinité de la molécule générée pour la cible thérapeutique. La force d'Aqemia réside dans ce calcul d'affinité unique issu de l'ENS qui combine rapidité – 10 000 fois plus rapide que le marché – et précision proche de l'expérience, et qui permet de guider efficacement la génération vers des molécules ayant plus de chances de devenir des médicaments.

 

Chimie et environnement

 

  • Projet GFCo, des solutions de réduction des émissions de CO2 pour les industries polluantes
    Porté par Sarah Lamaison, doctorante au Laboratoire de chimie des processus biologiques (CNRS/Collège de France)
    TheGreenFuelCompany, GFCo, propose des solutions profitables de réduction des émissions de CO2 aux industriels polluants. Pour ce faire, la start-up (en cours de création) développe des technologies d'électrocatalyse et de thermocatalyse permettant de convertir le CO2 en produits chimiques d'intérêt pouvant être vendus ou réutilisés sur site. Le marché visé est celui des émissions industrielles concentrées, et en particulier trois industries responsables à elles-seules de 11 % des émissions mondiales de CO2 : l'acier, le ciment et la chimie. Cette solution est la seule proposant, à ce jour, de réduire, à échelle industrielle et de façon profitable, les émissions nettes de CO2.

 

Numérique, technologies logicielles et communication

 

  • Projet Alice&Bob, pour créer l'ordinateur quantique infaillible
    Porté par Théau Peronnin, issu du Laboratoire de physique de l'ENS (CNRS/ENS Paris/Sorbonne Université/Université de Paris) et piloté par CNRS Innovation - Grand Prix
    La start-up Alice&Bob a pour ambition de mettre au point d'ici cinq ans un ordinateur quantique universel sans erreur et de vendre sa puissance de calcul exponentielle. Une telle machine serait à la fois capable de faire tourner n'importe quel algorithme, comme tout processeur classique, mais surtout de manière 100 % quantique, sans décohérence, autrement dit, sans erreur résultant du passage d'un état quantique à un état classique.

     
  • Projet NextHSM, une cryptographie de nouvelle génération pour sécuriser les infrastructures de gestion de clefs et les échanges numériques des entreprises,
    Porté par Ludovic Perret du Laboratoire d'informatique de Paris 6 (CNRS/Sorbonne Université) - Grand Prix

    Dans un contexte de numérisation accélérée, les entreprises veulent renforcer la sécurité de leurs données, dans le respect des nouvelles contraintes réglementaires motivées notamment par l'arrivée de l'ordinateur quantique - sachant que la menace quantique est déjà là, puisque les données chiffrées échangées peuvent être stockées aujourd'hui pour être déchiffrées dans quelques années. CryptoNext Security propose une bibliothèque cryptographique qui combine le meilleur des standards actuels de cryptographie avec de nouveaux algorithmes résistants à l'ordinateur quantique.
     

  • Projet Olvid, une messagerie instantanée facile d'utilisation et sécurisée
    Porté par Thomas Baigneres et issu d'une collaboration avec Michel Abdalla, directeur de recherche CNRS au Département d'informatique de l'ENS (CNRS/ENS Paris/Inria)
    Olvid est une messagerie instantanée, aussi facile d'utilisation que WhatsApp mais réellement sécurisée, qui ne fait plus reposer la sécurité des communications sur la confiance dans les serveurs mais uniquement sur la cryptographie. Olvid s'adresse à l'ensemble des entreprises dont les membres ont besoin de communiquer de manière complètement sécurisée et confidentielle entre eux et avec leur écosystème extérieur, quels que soient la taille et le secteur. Olvid se présente au grand public comme la seule messagerie instantanée réellement gratuite (aucune donnée personnelle n'est partagée avec l'opérateur). Son chiffre d'affaires provient de fonctionnalités payantes à destination des professionnels.
     

  • Projet Qubit Pharma, une suite logicielle exploitant la puissance de calcul des futurs ordinateurs quantiques pour développer de nouveaux médicaments
    Porté par Jean-Philip Piquemal du Laboratoire de chimie théorique et de l'Institut parisien de chimie physique et théorique (CNRS/Sorbonne Université).
    Qubit Pharmaceuticals propose une suite logicielle, la plus précise et la plus rapide au monde, pour améliorer la découverte de médicaments via la modélisation in silico des interactions moléculaires, premier maillon de toute la chaîne de valeur de l'industrie pharmaceutique. Qubit Pharmaceuticals est issue de l'essaimage des travaux de recherches de cinq scientifiques de renommée internationale, collaborant ensemble sur le projet depuis plus de dix ans. Qubit Pharmaceuticals va pouvoir passer de briques logicielles indépendantes à un vrai laboratoire de développement préclinique in silico, qui s'appuie sur les dernières avancées logicielles et matérielles de l'informatique quantique pour aller vers des calculs approchés à des calculs exacts en temps réel.