VivaTech 2026 : quand la délégation CNRS Paris-Centre fait germer l’innovation
Et si les innovations de demain naissaient dans les laboratoires du CNRS aujourd’hui ? A VivaTech 2026, la délégation Paris-Centre prouve que la recherche publique est un terreau fertile pour les startups et les technologies de rupture. Une occasion unique à ne pas manquer pour découvrir comment la science façonne notre avenir.
Le CNRS à VivaTech : un rendez-vous incontournable pour l’innovation
Pour sa 7ᵉ participation à VivaTech, le CNRS réaffirme son rôle central dans l’innovation deeptech en présentant des avancées issues de ses laboratoires. Du 17 au 20 juin 2026, son stand explorera comment la recherche fondamentale contribue déjà à la souveraineté technologique française et européenne, à travers trois thématiques stratégiques : transition écologique, cybersécurité & IA, et compétitivité industrielle.
Chaque journée sera rythmée par des tables-rondes, conférences et pitchs de start-up, réunissant scientifiques, entrepreneurs et décideurs. Le CNRS brillera également sur les grandes scènes du salon, avec des démonstrations de robotique humanoïde et des débats sur l’alimentation durable et souveraine.
Cette édition s’inscrit en cohérence avec les priorités nationales, comme le Plan France 2030 ou les Programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR), dont 44 sont pilotés par le CNRS. Une occasion de montrer que la science est déjà le moteur de l’autonomie et de la résilience technologique.
Deux startups innovantes : Ilion Water, issue de la délégation CNRS Paris-Centre, et Califrais, partenaire de nos laboratoires
- Ilion Water Technologies : Réinventer la purification de l’eau
17 juin à 15h15
Accompagnée par le CNRS via les programmes de prématuration et d’accompagnement RISE, Ilion Water Technologies présentera son innovation lors d’une session pitch sur le stand du CNRS le 17 juin à 15h15 sous le thème : « Et si on imaginait une nouvelle ère pour la purification de l’eau ? ». Une occasion exceptionnelle de découvrir une technologie révolutionnaire.
Parmi les pépites que le CNRS met en avant, Ilion Water Technologies, fondée en 2026 par Lucie Ries, Zacharie Pilo et Pauline Sarnikowski, incarne une révolution dans le domaine de la purification de l’eau pour les industriels. Leur solution innovante permet non seulement de produire davantage, mais aussi à moindre coût et avec un impact environnemental significativement réduit, un enjeu devenu crucial pour de nombreux secteurs industriels confrontés à des défis écologiques et économiques croissants.
Aujourd’hui, la purification de l’eau repose encore majoritairement sur l’osmose inverse, un procédé resté quasi inchangé depuis plus de cinquante ans. Ce système, bien qu’efficace, s’appuie sur des équipements énergivores, bruyants et souvent polluants. Il nécessite de pousser l’eau à travers des filtres sous des pressions extrêmes, équivalentes au poids de deux Tours Eiffel. Une méthode lourde, coûteuse et peu durable, qui appelle une refonte technologique.
C’est précisément cette lacune qu’Ilion Water Technologies comble. L’entreprise trouve ses racines dans les travaux de recherche fondamentale menés au LPENS, Laboratoire de physique de l’ENS Paris (CNRS/ENS-PSL/Sorbonne Univeristé/Université Paris Cité), par le chercheur Lydéric Bocquet, dont les avancées en nanofluidique ont ouvert la voie à une approche radicalement nouvelle. Pendant cinq ans, son équipe a transformé ces découvertes scientifiques en une solution industrielle concrète, avec le soutien actif des laboratoires, du CNRS, du ministère de la Recherche et de l’Europe. Leur objectif ? Remplacer les procédés traditionnels par une technologie plus propre, plus efficace et plus accessible.
Leur innovation majeure réside dans un moteur électrique révolutionnaire, conçu pour moderniser les installations existantes. Intégré directement dans les filtres, ce dispositif utilise l’électro-pompage pour pousser l’eau sans recourir à une pression mécanique excessive. Fonctionnant avec seulement quelques volts, cette technologie élimine le besoin en infrastructures lourdes et en produits chimiques agressifs. Elle représente ainsi une rupture technologique dans le secteur, combinant performance industrielle, sobriété énergétique et respect de l’environnement.
Portée par une ambition claire, Ilion Water Technologies vise désormais à accélérer l’industrialisation de cette solution pour s’imposer comme un acteur français de référence dans la purification de l’eau à faible coût et à faible impact. Une vision qui s’inscrit pleinement dans les enjeux de transition écologique et d’innovation industrielle de demain.
- Califrais : L’IA au service de la souveraineté alimentaire et logistique
17 juin à 14h30
La startup Califrais, dirigée par Simon Bussy, sera mise à l’honneur lors de la table-ronde « L’IA peut-elle favoriser la souveraineté alimentaire, l’innovation et la décarbonation ? », organisée sur la Business Redefined Arena le 17 juin à 14h30, aux côtés de Mehdi Gmar, directeur général délégué à l’innovation du CNRS.
Ancré au cœur du Marché International de Rungis, le plus grand marché de produits frais au monde, Califrais, fondée par Simon Bussy, incarne déjà l’alliance entre recherche mathématique et algorithmique de pointe et déploiements industriels à fort impact. Son ambition : décarboner et optimiser la supply chain alimentaire fraîche grâce à des technologies d’intelligence artificielle, d’aide à la décision et d’optimisation logistique, déployées via la plateforme rungismarket.com (e-commerce officiel de Rungis) et directement chez les grossistes, logisticiens et acteurs de la grande distribution.
Califrais s’appuie sur un écosystème académique exceptionnel, mobilisant douze laboratoires de recherche, dont Sorbonne Université, le CNRS, Université Paris Cité, et le Laboratoire de Probabilités, Statistique et Modélisation. Un Laboratoire Commun (LabCom) LOPF (Large-scale Optimization of Product Flows), créé en 2021, structure cette collaboration. Un modèle unique de coopération public-privé, où la recherche publie, forme, transfère et produit des résultats tangibles pour l’économie réelle.
Reconnue comme une pépite française à l’intersection de la science, de l’industrie et de l’intérêt général, Califrais a accueilli une visite ministérielle le 24 mars 2026, soulignant l’intérêt national de son approche. Son ancrage à Rungis lui offre un terrain unique en Europe pour expérimenter et déployer ses solutions, en lien direct avec toute la chaîne alimentaire. Une démonstration concrète de deeptech française, alliant excellence académique, ancrage territorial et exécution industrielle.
Portée par cet écosystème, Califrais entame une nouvelle phase de développement, avec pour ambition d’accélérer et diffuser à grande échelle des technologies capables de transformer durablement la chaîne d’approvisionnement alimentaire, au service de la souveraineté technologique, industrielle et alimentaire de la France.
Eleni Diamanti à VivaTech 2026 : deux tables rondes sur les enjeux du quantique
18 juin à 14h et 19 juin à 11h30
Le 18 juin, de 14h à 14h45, Eleni Diamanti participera à la table ronde sur la Purple Stage : « Le compte à rebours quantique : votre cryptage sera-t-il déjà obsolète ? », explorant les défis de l’informatique quantique pour la cybersécurité et la souveraineté numérique ; le 19 juin, de 11h30 à 12h, elle interviendra à la table ronde sur le stand du CNRS, « Intensifier le leadership dans le quantique », aux côtés de Sébastien Tanzilli (CNRS) et Raphaël Bouganne (France 2030).
A VivaTech, Eleni Diamanti, informaticienne au LIP6 (CNRS/Sorbonne Université) et médaillée de l’innovation du CNRS 2024, interviendra lors de deux tables rondes majeures. Deux rendez-vous clés pour décrypter l’avenir technologique.
Spécialiste des technologies quantiques, elle est une figure incontournable dans le domaine de la cryptographie post-quantique et de la sécurité des infrastructures numériques. Ses travaux visent à anticiper les ruptures technologiques et à garantir la souveraineté numérique de la France et de l’Europe.
Le CNRS, avec ses 80 à 100 start-up créées chaque année et ses 1 600 entreprises issues de ses laboratoires, confirme sa place de leader européen en matière d’innovation. À VivaTech 2026, la délégation Paris-Centre démontre une nouvelle fois que la recherche fondamentale est bien le socle des technologies de demain.