Clotilde LaigleAstronome adjointe à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP)
Clotilde Laigle est astronome adjointe à l’IAP (CNRS/Sorbonne Université), où elle étudie la formation des galaxies dans la toile cosmique. Pour cela elle tire parti aussi bien des riches données des nouveaux relevés astronomiques que des simulations cosmologiques.
Clotilde Laigle est astronome-adjointe à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP, CNRS/Sorbonne Université). Les travaux qu'elle mène avec son équipe explorent plusieurs facettes de la formation des galaxies dans leur contexte cosmologique, en combinant l'analyse de relevés observationnels, issus notamment de la mission Euclid et du télescope JWST, et de simulations numériques. Elle cherche notamment à comprendre l'histoire d'assemblage des galaxies en mesurant statistiquement la distribution de leurs propriétés, comme l’orientation, la forme et la couleur, le long de la toile cosmique. Sur son temps libre, Clotilde Laigle a fondé une association de médiation scientifique à destination du jeune public, Esther & Herbert.
Passée par L’École polytechnique, elle a soutenu sa thèse à l’IAP en 2016. Après un postdoctorat à l’université d’Oxford (Royaume-Uni) elle a été recrutée à l’IAP en 2019 en tant qu'astronome-adjointe. Elle participe aussi au traitement et à la validation des données de la caméra VIS d'Euclid au titre de sa tâche de service.
« La toile cosmique est la distribution à grande échelle de la matière dans l'Univers (amas, filaments et murs cosmiques), décrit Clotilde Laigle, astronome adjointe à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP, CNRS/Sorbonne Université). Les galaxies se forment et évoluent au sein de ces structures cosmiques, elles-mêmes en transformation continue. Les propriétés observées des galaxies, comme leurs couleurs, morphologies et alignements, sont autant d’indices qui encodent les processus d’assemblage de leur masse au cours du temps cosmique. »
Pour cartographier la toile cosmique, ce qui reste un défi observationnel, Clotilde Laigle navigue depuis sa thèse entre l’étude de relevés observés et de simulations numériques. Elle travaille par exemple avec des données issues de la mission Euclid de l’ESA et du télescope JWST.
« Mon travail s’insère dans de grands projets collaboratifs, dont le succès nécessite de combiner les expertises de plusieurs centaines de personnes. C’est une belle aventure humaine ! » Les simulations cosmologiques, qui modélisent les populations de galaxies dans de petits volumes d’Univers, l’aident à interpréter ses observations pour comprendre les processus physiques en jeu, mais aussi pour quantifier les incertitudes et biais observationnels, via la production d'observations synthétiques. Au titre de sa mission nationale d'observation d’astronome adjointe, Clotilde Laigle participe également au traitement et à la validation des images issues de la caméra VIS d’Euclid.
Polytechnicienne, Clotilde Laigle a soutenu sa thèse à l’IAP en 2016. Après un postdoctorat à l’université d’Oxford (Royaume-Uni), elle est recrutée en 2019 à l’IAP. Très attachée à la transmission, elle est également cofondatrice à titre privé de l’association de médiation scientifique Esther & Herbert.